10/03/2026
En direct de Guangzhou, au pied d'un véritable chef-d'œuvre de l'ingénierie moderne : la Tour de Canton. 🇨🇳🗼
Avec ses 600 mètres d'altitude, l'envergure de cet ouvrage est tout simplement stupéfiante lorsqu'on se trouve face à lui. Au-delà de son esthétique "torsadée" devenue iconique, c'est la complexité de son système structurel qui fascine. Voir de près ces éléments d'assemblage est une expérience incontournable pour tout professionnel de la construction !
Pour les passionnés de structures, voici quelques détails techniques qui font la grandeur de ce projet :
• L'Exosquelette Hyperboloïde : La géométrie de la tour est générée par la rotation de deux ellipses. Ce maillage extérieur (ou diagrid) en treillis n'est pas qu'architectural ; c'est le système porteur principal qui reprend une grande partie des charges et des efforts de torsion.
• Un assemblage d'acier complexe : L'enveloppe est composée de milliers de tubes d'acier creux dont l'épaisseur et le diamètre varient selon l'élévation. Les nœuds de connexion, que l'on peut observer sur ces photos, sont de véritables prouesses de conception tridimensionnelle et de soudure.
• Le défi de la "Taille de guêpe" : Le point le plus étroit de la tour, situé à mi-hauteur, ne mesure que 30 mètres de diamètre. Cela crée un défi majeur de rigidité face aux efforts du vent (typhons fréquents dans la région) et aux contraintes sismiques, qui est brillamment compensé par l'interaction avec le noyau central en béton armé.
Une visite qui rappelle à quel point notre domaine repousse sans cesse les limites de la physique et des matériaux.
Que pensez-vous de l'utilisation des structures en diagrid pour les gratte-ciels par rapport aux ossatures porteuses plus traditionnelles ? 👇